Un ingénieur britannique et YouTuber a transformé 500 vapes jetables en un mur d’énergie capable de faire fonctionner sa maison et son atelier.
Le projet, créé par Chris Doel, utilise des batteries lithium-ion récupérées à partir d’appareils de vapotage à usage unique pour montrer comment les déchets électroniques peuvent être transformés en énergie utilisable.
L’installation de M. Doel fournit environ 50 volts et une capacité utilisable d’environ 2,5 kWh – « assez de jus pour huit heures d’utilisation à la maison ou trois jours de travail », dit-il.
De la poubelle à la banque d’énergie
Le processus a commencé par la collecte de centaines de vapes usagées retournées dans les magasins ou récupérées dans les centres de recyclage. Chaque unité a dû être démontée jusqu’à ses composants principaux, une tâche laborieuse qui impliquait de retirer les circuits internes, de dessouder les fils et d’extraire les cellules lithium-ion rechargeables. « Une batterie est plus ou moins inutilisable si sa charge tombe en dessous de 3 V », explique M. Doel, ce qui signifie que chaque cellule doit être soigneusement testée avant d’être réutilisée.
Une fois les batteries viables identifiées, elles ont été triées par capacité et connectées en parallèle à l’intérieur de modules imprimés en 3D. Plusieurs de ces modules ont ensuite été reliés en série pour former une batterie murale. L’ensemble a été connecté à un onduleur qui convertit le courant continu de 50 V en courant alternatif standard de 240 V – la même tension que celle utilisée dans les foyers britanniques.
Le mur d’alimentation terminé alimente désormais les lumières, les outils et le matériel d’essai dans l’atelier de M. Doel et renvoie également de l’électricité dans sa maison pour faire fonctionner les ordinateurs et les appareils électroménagers.
S’attaquer à la crise des déchets de la vape
Le projet arrive dans un contexte d’inquiétude croissante concernant le problème de la vape jetable au Royaume-Uni. Selon un
L’interdiction des vapes jetables au Royaume-Uni, qui est entrée en vigueur en juin 2025, a été introduite en partie en réponse à ce problème environnemental croissant.
Les militants ont souligné que le lithium qui alimente ces appareils jetables pourrait alimenter l’industrie des énergies renouvelables, les batteries domestiques, les véhicules électriques et le stockage en réseau.
La création de M. Doel s’inscrit dans un mouvement petit mais croissant d’ingénieurs et de fabricants bricoleurs qui expérimentent avec des cellules récupérées. Des projets similaires de batteries « de seconde vie » ont utilisé des cellules provenant de scooters électriques, d’ordinateurs portables et même de packs de VE mis au rebut pour créer un stockage d’énergie à faible coût pour une utilisation hors réseau ou de secours.
Pas pour les débutants
Si le travail de M. Doel met en évidence ce qui est possible avec de l’ingéniosité et de la persévérance, il prévient qu’il ne s’agit pas d’un projet pour débutants. Travailler avec des cellules lithium-ion comporte de sérieux risques d’incendie et de sécurité si l’on ne s’y prend pas correctement. Une bonne isolation, un bon équilibrage et un système de gestion de la batterie sont essentiels pour un fonctionnement sûr.
Néanmoins, son Powerwall est un exemple frappant de la manière dont l’innovation peut transformer les déchets en watts. À l’heure où l’interdiction de la vape jetable est entrée en vigueur au Royaume-Uni, le projet de M. Doel offre un aperçu de la manière dont les technologies jetables d’hier peuvent contribuer à alimenter les foyers de demain – une batterie à la fois.
