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La consommation quotidienne de tabac recule d’un tiers, puisque six vapoteurs britanniques sur dix sont d’anciens fumeurs

Au Royaume-Uni, la consommation quotidienne de tabac a diminué de près d’un tiers depuis 2020, tandis que six personnes sur dix qui utilisent actuellement une cigarette électronique sont d’anciens fumeurs, selon de nouveaux chiffres publiés par Action on Smoking and Health.

La proportion d’adultes fumant quotidiennement a baissé de 32 % en cinq ans pour s’établir à 6,6 %, ce qui rapproche la Grande-Bretagne de l’objectif fixé par le gouvernement, à savoir un taux de tabagisme inférieur ou égal à 5 %.

Parallèlement, la cigarette électronique s’est imposée comme un moyen de se sevrer de la cigarette. Environ 60 % des utilisateurs actuels de cigarettes électroniques fumaient auparavant, tandis que 32 % continuent de consommer les deux produits. Moins d’un sur dix n’a jamais fumé régulièrement.

Ces chiffres apportent de nouvelles preuves que la consommation de cigarettes électroniques chez les adultes reste principalement concentrée parmi les personnes qui fument ou ont déjà fumé, plutôt que parmi celles qui n’ont jamais eu l’habitude de fumer régulièrement des cigarettes.

Un plus grand nombre d’anciens fumeurs ont eu recours à la cigarette électronique pour arrêter de fumer

Plus d’un quart (27 %) des adultes ayant déjà fumé ont déclaré avoir utilisé une cigarette électronique pour les aider à arrêter de fumer. Plus de la moitié de ce groupe a arrêté de fumer au cours des cinq dernières années.

Le Dr Delon Human, responsable de la campagne « Smoke Free Sweden », a déclaré : « Ces chiffres démystifient également un mythe tenace. La cigarette électronique est très majoritairement utilisée par des personnes ayant déjà fumé, et non par celles qui n’ont jamais fumé. »

« Les décideurs politiques devraient encourager les fumeurs à se tourner vers des alternatives sans fumée plus sûres, au lieu de créer des obstacles qui les maintiennent dans la dépendance à la cigarette. »

Ces résultats interviennent alors que les ministres s’apprêtent à mettre en place des contrôles plus stricts sur la cigarette électronique dans le cadre du projet de loi sur le tabac et les cigarettes électroniques, qui prévoit notamment de nouveaux pouvoirs concernant les arômes, les emballages, la présentation en vitrine et la conception des produits.

Ces chiffres indiquent que ces mesures devront protéger les enfants sans pour autant rendre le vapotage moins accessible ou moins attrayant pour les adultes à la recherche d’une alternative à la cigarette.

Les personnes qui fument à la fois des cigarettes et d’autres produits fument moins de cigarettes

Les personnes qui fument et vapotent ont également déclaré consommer moins de cigarettes que les fumeurs qui ne vapotent pas.

Les utilisateurs combinés fumaient en moyenne 6,5 cigarettes par jour, contre 9,1 chez les personnes qui fumaient mais n’utilisaient pas de cigarettes électroniques.

Ces chiffres ne permettent pas de déterminer si chaque utilisateur combiné finira par arrêter la cigarette. Toutefois, cette baisse de consommation corrobore l’hypothèse selon laquelle certains fumeurs utilisent la cigarette électronique pour réduire leur consommation tout en s’orientant vers un sevrage complet.

Les choix en matière d’arômes indiquent également que les anciens fumeurs ne recherchent pas nécessairement des produits imitant la cigarette. Six vapoteurs sur dix ont préféré les arômes fruités, tandis que 9 % ont opté pour l’arôme de tabac.

Cette conclusion ne fera qu’alimenter les craintes selon lesquelles des restrictions généralisées en matière d’arômes pourraient priver les adultes ayant arrêté de fumer d’options qu’ils apprécient.

« Ces résultats montrent qu’une réglementation raisonnable est efficace », a déclaré le Dr Human. « Le Royaume-Uni a su concilier une protection solide des jeunes et un accès continu pour les fumeurs adultes. Il s’agit là d’une approche bien plus efficace que les interdictions générales, qui privent les fumeurs de choix tout en ne contribuant guère à empêcher les jeunes de s’essayer au tabac. »

Les idées fausses concernant le risque relatif persistent

Malgré la baisse du tabagisme, la confusion généralisée quant aux risques respectifs de la cigarette et de la cigarette électronique reste un obstacle au sevrage.

Plus de la moitié des adultes en Grande-Bretagne, dont 52 % des fumeurs, estimaient que le vapotage était aussi nocif, voire plus nocif, que le tabagisme.

Cette perception va à l’encontre de la distinction fondamentale, en matière de santé publique, entre ces deux produits : les cigarettes brûlent du tabac et produisent de la fumée, tandis que les cigarettes électroniques chauffent un liquide sans combustion.

« Des millions de fumeurs sont encore freinés par de fausses croyances concernant les risques relatifs des produits à base de nicotine », a déclaré le Dr Human.

« Tout fumeur qui conclut à tort que le vapotage n’est pas meilleur que le tabagisme est plus susceptible de continuer à utiliser ce produit qui tue jusqu’à deux utilisateurs à long terme sur trois. »

Ces nouveaux chiffres viennent étayer la nécessité d’une politique qui distingue clairement les cigarettes combustibles des alternatives sans fumée, présentant moins de risques. Le Royaume-Uni est désormais proche du seuil officiel de « sans fumée », mais les fumeurs restants pourraient s’avérer plus difficiles à atteindre.

Il pourrait donc devenir de plus en plus important de veiller à une communication précise sur les risques et de garantir l’accès à des alternatives à mesure que le taux de tabagisme tend vers 5 %.

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