Parmi les anciens fumeurs qui ont arrêté depuis 2010, 28% ont désigné le vapotage comme leur principale méthode, contre 18% qui ont utilisé des traitements de substitution nicotinique tels que des patchs, des gommes ou des sprays.
Cela signifie que près de la moitié de ceux qui ont arrêté avec une aide ont utilisé une cigarette électronique, selon l’ enquête OpinionWay pour FIVAPE.
Ces résultats ont conduit l’organisation professionnelle française du vapotage à mettre en garde contre les taxes et les restrictions qui pourraient rendre ces produits moins accessibles aux fumeurs.
Près de la moitié des arrêts avec aide
OpinionWay a interrogé 3729 adultes en ligne entre le 11 et le 21 septembre, à partir d’un échantillon conçu pour représenter la population adulte française. FIVAPE a financé l’étude grâce aux cotisations de ses membres.
Les résultats complets montrent que 42% des répondants ayant arrêté après 2010 l’ont fait sans aide. Parmi les 58% restants, le vapotage représentait environ 48% des principales méthodes déclarées.
La nicotine a joué un rôle dans environ quatre arrêts accompagnés sur cinq depuis 2010, soit par le vapotage, soit par des traitements de substitution. Cette constatation place la nicotine au cœur de la manière dont de nombreux fumeurs français ont réussi à arrêter de fumer.
Le sondage montre l’importance qu’a prise le vapotage parmi les outils auxquels les personnes attribuent le fait de les avoir aidées à abandonner la cigarette.
Les essais cliniques confirment l’efficacité du vapotage
Des données cliniques distinctes confirment l’efficacité du vapotage. Une revue Cochrane actualisée publiée en août a trouvé des données de haute certitude montrant que les cigarettes électroniques à la nicotine aident davantage de personnes à arrêter de fumer pendant au moins six mois que les traitements de substitution nicotinique.
La comparaison directe s’est appuyée sur 11 études portant sur 4114 personnes. Cochrane estime que huit à 10 personnes sur 100 utilisant des cigarettes électroniques à la nicotine pourraient arrêter de fumer, contre six sur 100 utilisant un traitement de substitution nicotinique.
Cochrane a également constaté que les cigarettes électroniques à la nicotine fonctionnent probablement mieux que les dispositifs sans nicotine. Les événements indésirables graves étaient peu fréquents, bien que des essais plus longs et de plus grande ampleur soient nécessaires pour évaluer pleinement la sécurité.
Les arômes et les dispositifs rechargeables dominent
L’enquête remet également en question l’idée selon laquelle le vapotage concerne principalement les dispositifs jetables.
Parmi les vapoteurs actuels, 79% ont déclaré utiliser un dispositif rechargeable. Les boutiques spécialisées et les sites internet représentaient 47% des principaux achats des répondants, devant les bureaux de tabac avec 27%.
Les arômes étaient largement utilisés : 87% utilisaient au moins un arôme autre que le tabac, tandis que seulement 12% utilisaient exclusivement un arôme de tabac. Les fruits constituaient la catégorie la plus populaire.
Toutefois, pour beaucoup, la transition restait inachevée. Quelque 54% des vapoteurs quotidiens fumaient également, ce qui montre que se mettre au vapotage ne signifie pas nécessairement avoir laissé les cigarettes derrière soi.
Mise en garde contre de nouvelles restrictions
La FIVAPE estime que les résultats renforcent les arguments en faveur de la protection de l’accès au vapotage comme aide au sevrage. Elle s’oppose à des taxes supplémentaires sur le vapotage, aux interdictions d’arômes et aux emballages neutres, et souhaite que le rôle des détaillants spécialisés soit reconnu.